metin celal

 

 
la permutation



l'inquiétude tue les désirs 
quand les pierres découvrent le silence 
s'empilant les unes sur les autres 
le sentiment d'affection contamine l'amour, le gêne 
tu ressens le froid de l'eau avec les premières lueurs de jour 

tu cherches la paix en pleurant et soupirant 
comme tous les hommes qui s'en remettent à Dieu 
en écrivant tes désirs sur petits papiers 
en en suppliant les icônes 

le changement sur ton visage guide la lumière 
l'eau se cache dans ton innocence 
tu allumes deux bougies pour la vie et la mort 
en te joignant au jeu de ta tromperie 

les feuilles tombées prématurément 
s'allongent sur les chemins 
l'équilibre de l'été se perd 
tu voudrais résoudre notre secret en parlant 
raconter toutes les choses que tu ne peux dire 

le sens s'use dans notre fatigue, le chemin se prolonge 

20.01.2001 

Traduit par Reha Yünlüel et Pascale Gisselbrecht