metin celal

 

 
Je suis seul, tu es seul(e), nous sommes seuls

personne ne voit le vide en moi,
que fait ressentir la perte d'une adresse
l'éloignement des battement d'un coeur
les saisons qu'on ne saisit dans sa respiration, on n'y prend garde

nous sommes dans l'époque ou l'on ne tolère pas les connaissances
nos questions ne sont pas prises au sérieux
la nuit est décidée à rester africaine
il ne suffit pas non plus de venir de la terre

et vous venez, avec votre habit jaune une silhouette
vous me montrez les manques dans ma vie
je deviens flou en devenant petit, mon corps se fait léger
ma solitude se disperse et croît dans votre voix

je n'écoute plus rien sauf les chants des oiseaux

9.9.99


Traduit par Reha YUNLUEL et Pascale GISSELBRECHT